La Semaine Sainte / A Simana Santa

 

 

  


A Lavanda

 

A lavanda, in Campi di 2011« Tenite vi caru, l'uni cù l'altri, quant'è chì eo aghju tenutu caru à voi ». À l'ora di l'ùltima cena, u Signore hà datu un esempiu d'umilità è di carità, è hà lavatu i pedi di l'Apòstuli. 

 

 

« Ce que j'ai fait, faites-le à votre tour... vous devez vous laver les pieds les uns les autres ». Cette recommandation est prise à la lettre dans la liturgie.

 

Quelques heures avant sa mort, Jésus résumait tout son enseignement dans le mandatum novum, le grand commandement de la charité : Mandatum novum do vobis : ut diligatis invicem, sicut dilexi vos, dicit Dominus. (Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés, dit le Seigneur).

 

Au soir de la Cène, il donnait lui-même l'exemple de l'humilité et de la charité en lavant les pieds de ses Apôtres.


A son image et après l'évangile du jour, le prieur s'agenouille et fait de même à treize de ses confrères (Il y a treize confrères et non douze, en mémoire d'un miracle arrivé sous le pontificat de saint Grégoire le Grand : le Christ serait apparu sous la forme d'un treizième pauvre).
 

 

  • Lecture du Saint Evangile : en Saint Jean, chapitre 13.

C'était la veille de Pâques. Jésus savait que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père. Il avait aimé les siens qui étaient dans le monde : il les aima jusqu'au bout !


Offiziu di a BMV, Modo di fare la lavanda de' piedi nel Giovedì Santo - 1Offiziu di a BMV, Modo di fare la lavanda de' piedi nel Giovedì Santo - 2Le repas était commencé. Déjà le démon avait inspiré au coeur de Juda Iscariote, fils de Simon, de trahir Jésus. Celui-ci savait bien que le Père lui avait tout remis entre les mains; il savait qu'il était venu de Dieu et qu'il retournait à Dieu.

 

Jésus se leva de table, quitta son manteau et prit un linge pour l'attacher à sa ceinture. Puis il versa de l'eau dans un bassin, et se mit à laver les pieds de ses disciples et à les essuyer avec le linge qui était noué à sa ceinture.

 

Il arriva à Simon-Pierre; mais celui-ci se récria : « Toi, Seigneur, me laver les pieds ! » Jésus lui répondit : « Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant; tu le comprendras plus tard. » Mais Pierre s'obstinait : « Jamais tu ne me laveras les pieds ! » et Jésus reprit : « Si je ne te lave pas, tu te sépares de moi ! »  - « Alors, Seigneur, dit Pierre, pas seulement les pieds; les mains et la tête aussi ! » mais Jésus lui dit : « Celui qui a pris un bain, n'a besoin de se laver que les pieds, car il est totalement pur. Vous aussi, vous êtes purs, pas tous cependant ! ».

 

Quant il eut fini de leur laver les pieds, il reprit son manteau; et, se remettant à table, il leur dit : « Avez-vous compris ce que je viens de faire ? Vous m'appelez Maître et Seigneur. Vous avez raison : je le suis. Donc, si moi, votre Seigneur et Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi vous laver les pieds les uns les autres. C'est un exemple que je vous ai donné : ce que j'ai fait, faites-le à votre tour. »

 

 


L'Offiziu di u Ghjovi Santu

 

Offiziu di u Ghjovi SantuPiatta ogni stàtula, spentu ogni lume, hè statu ancu cacciatu u Santissimu Sacramentu da u tabernàculu. A l'altare fermanu incesi sei candeloni, è quindeci nant'à u portacandelu tamantu, fattu à triàngulu.

 

Principia l'Uffiziu, è salmu dopu salmu, lezzione dopu lezzione, venenu spenti à unu à unu quelli lumi chì ritenenu à a vita l'ultime ansciate di Ghjesucristu. À pocu à pocu si face più scura a ghjesgia, più poca a sperenza. Pianu pianu vincerà a morte.

 

Fatta fine, cum'è u Spìritu Santu chì sempre ferma, vene piatta à i fideli, micca spenta, l'ultima candela. Tandu in ghjesgia hè bughju neru, è silenziu di murtoriu.

 

Poi cum'è u velu di u Tempiu chì si strappa, nasce tamantu fracassu à mez'à a bughjura, poi torna u silenziu. Hè compia a ceremonia, i cunfratelli è i fideli si ritiranu, aspettendu in dolu u ghjornu di a Risurezzione.    

 

 

Toutes les lampes qui brûlent dans l’église ont été éteintes le mercredi, et on ne les rallumera pas avant le Samedi Saint. Le tabernacle est ouvert, le Saint Sacrement n’est plus présent.

 

A l’autel, on place la Croix et six chandeliers. La Croix est couverte de noir, et sera découverte le vendredi.

 

Le jeudi comme le vendredi, l’autel est entièrement nu. On place le chandelier triangulaire supportant quinze cierges; on allume ces cierges, ainsi que les six chandeliers du maître-autel. 

 

L’Office du Jeudi Saint ou Office des Ténèbres est formé des Matines (trois Nocturnes, chaque Nocturne comprenant trois psaumes et trois lectures) et des Laudes (cinq psaumes), qui doivent s'achever avant le lever du soleil. 

 

Au signal du Cérémoniaire, le chœur des chantres entonne la première antienne (refrain, situé avant et après chaque psaume, servant à donner le ton ou le mode dans lequel sera chanté le psaume, aussi bien que la teneur spirituelle de son message), puis le premier psaume. A la fin de celui-ci, un confrère, désigné à cet effet, éteint le dernier cierge situé du côté de l’Evangile sur le chandelier triangulaire. À la fin du second psaume, il éteint le dernier du côté de l’Epître, et ainsi de suite à la fin de chaque psaume : le quinzième cierge central reste allumé jusqu’à la fin de l’office. Après les trois premiers psaumes, on chante les Lamentations de Jérémie.

 

 

 

On dit, debout et à voix basse, Pater, Ave, Credo.

 

A la fin des trois Nocturnes, seuls les six cierges du maître-autel restent allumés, et ils seront éteints progressivement, toujours en respectant l'ordre Evangile-Epître, tout le long du chant du Benedictus, ou cantique de Zaccharie

 

Puis, pendant la répétition de l’antienne Posuerunt, le clerc prend, au sommet du chandelier triangulaire, le quinzième cierge resté allumé, et se rend au coin de l’Epître; tourné vers le côté de l’Evangile, il tient de la main droite le cierge appuyé sur le bord de l’autel, sans l’éteindre.

 

Offiziu di u Ghjovi SantuLorsque l'on entonne Christus factus est, le chœur se met à genoux; le confrère qui tient le cierge le cache alors aux yeux des fidèles derrière l’autel, le laissant toujours allumé. Ensuite, on dit à voix basse Pater noster puis on chante le psaume 50, Miserere mei Deus. Quand le psaume est fini, toujours à genoux, on dit à voix haute, sans chanter, l’oraison Respice, jusqu’à Qui tecum où la conclusion se dit à voix basse. L’oraison terminée, les confrères font le « fracassu »,  qui symbolise la déchirure du voile du Temple, au moment où Jésus meurt sur la Croix : On fait du bruit à l'aide de crécelles de différentes tailles (e ràgane, e batàchjule), de branches d'agaves (e chjocche) frappées au sol, ou en tapant sur les bancs, jusqu’au moment où le confrère, qui tient le cierge caché, le fait apparaître.

 

Alors, le bruit cesse; les confrères et l'ensemble de l'assemblée quittent l'église en silence. Dehors, le confrère éteint le cierge, et le dépose à la crédence.

 

La cérémonie est achevée.

 

 


U Venneri Santu

 

Venneri SantuÀ mezu à i fideli, celebremu a Passione di Cristu, u so prucessu, a so cundanna, u so casticu.

 

In ghjesgia si face una lettura, poi si mette in àndara una prucessiò cù quattordeci stazioni, e Via Cruci, chì ci ramentanu ogni tappa versu a Crucifissione.

 

Vene puntellata sta prucessiò da prechere è canti, e Via Cruci, u Perdono, u Stabat Mater.

 

 

 

Nous commémorons, au milieu des fidèles, la Passion du Christ : son procès, son supplice, son exécution.

 

A l’église, une lecture est faite, puis nous faisons une procession en quatorze stations, la Via Crucis, commémorant chaque scène conduisant à la Crucifixion.

 

Cette procession est rythmée par des prières et des chants, Via Crucis, Perdono mio Dio, Stabat Mater.

  

 


U Sabatu Santu 

 

A Vigilia di Pasqua hè a ceremonia chì annuncia a festa di Pasqua. À l'orìgine, si fecia di notte tempu, frà u sabatu è a dumenica.

 

Si benedisce u focu chì, da so fiara s'accende u cirone pasquale di l'annu novu, poi si parte in prucessiò cù quellu cirone in testa, è da ellu ogni fidele accende ogni candela è luminellu. 

 

Di ritornu in ghjesgia, si face u lume è u prete face u solenne annunciu pasquale, poi si entre nù a Vigilia, dicendu letture è salmi fin'à u Vangelu.

 

Simu in core di u Triduum Pasquale, dopu inizierà u Tempu Pasquale è serà rottu u dighjunu di Quaresima è di a Simana Santa.

 

 

La vigile pascale,  ou « veillée pascale », est la cérémonie liturgique qui prélude à la fête de Pâques.

 

A l’origine, cet office se déroule dans la nuit du samedi au dimanche. C’est la « grande veillée ».

 

Elle est composée de l’entrée solennelle ou lucernaire qui comprend la bénédiction du feu et la préparation du cierge pascal, la procession du cierge pascal auquel les fidèles allument leur petits cierges et l’annonce solennelle de la Pâques par le prêtre.

 

Elle se situe au centre du Triduum Pascal, car ensuite commence le temps pascal où le jeûne du Carême et de la Semaine Sainte est rompu.

 


 

 

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