La genèse / A nàscita

 

 


PUNIMU UN ARBURU.

Rifemu a Cunfraterna, è perchè nò ?

Lux ÆternaCum'è l'arburu chì cresce è s'innalza sempre versu u lume, circhemu à avvicinà ci da a luce, da l'umanu universale, da a natura. Cum'è l'arburu chì sparghje prufondu e so ràdiche in a so terra, circhemu à arradicà ci in i valori forti è in a fede putente.  

 

 

 

Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui modelé par une « pensée unique » laisse de côté les échelles sociéto-territoriales de base, comme peut l’être notre piève (*), pourtant porteuses de sens « profond ». Le sens profond de notre démarche confraternelle est là : redonner du sens à un espace voué à disparaître, en nous inspirant de la nature :


Comme l’arbre croît du bas vers le haut, a Cunfraterna s’inscrit dans un humanisme rural et empirique fondé sur la connaissance de la nature, sans en exclure la nature humaine.
Comme l’arbre à la recherche de la Lumière, nous aspirons à la Lux Æterna.
Comme l’arbre a besoin d’être bien enraciné, notre enracinement se fait dans des valeurs, des convictions et des croyances profondes.

 

(*) La pieve (du latin plebs « peuple ») est, en Corse, l'ancienne circonscription administrative et religieuse de base en vigueur jusqu'à la Révolution française. Basée sur des frontières naturelles faites de cimes ou de cours d'eau, elle correspond grosso-modo aux actuels cantons et demeure très souvent pour les Corses l'unité réelle de découpage régional de l’île.


Pourquoi une confrérie ?

Cumunità cristiana cumposta da làichi, paisani ìntimi cù e so loche, a Cunfraterna s'adopra à oppone à u spupulamentu una lea suciale è umana in u spìritu di e Sante Scritture.

 

 

1992 : Hè nata a Cunfraterna !A Cunfraterna ou Cumpagnia di a Serra est une communauté chrétienne, regroupant des laïcs issus des villages de la piève. Sa dénomination exacte la place sous le vocable du Santissimu Crucifissu. Elle s’inscrit dans une dimension sociale, morale, mais dans sa traduction spirituelle. Ainsi a Cunfraterna se destine à favoriser une entraide fraternelle conformément aux Saintes Ecritures.


1992 marque sa renaissance, dans une forme organisationnelle originale, puisqu’elle s’inscrit comme la résurgence de toutes les confréries de la piève. Cette volonté de réunion de toutes les confréries ayant existées sur cet espace, est aussi imposée par une réalité humaine : sa désertification. Donc, faire renaître a Cunfraterna, c’est aussi refuser la « désertification » de ce territoire et de cette communauté «  paisana ». Donner Sens à ses actes, insuffler une démarche intergénérationnelle, intervillageoise, inscrire l'« esse paisanu » non seulement dans l’acte « d’habiter le même pays que moi », mais du Vivre une parenté sociale, voilà l’objectif fixé.

 

Depuis cette date, a Cunfraterna participe, anime la plupart des fêtes religieuses, accompagne ses paisani, de leur baptême à leur dernière demeure. Elle a permis de sauvegarder et de répertorier son patrimoine religieux matériel, en demandant à un Historien de l’Art de faire un état des lieux, et immatériel en enregistrant ses chants traditionnels (CD « Laude »). Son recrutement n’est pas exclusif : Est confrère celui qui le désire, conformément aux Saintes Ecritures, après une année de noviciat.

  •  Nos confréres Jean Casabianca, Jean-Charles Adami et Vincent Giuly nous parlent de la naissance de la Confrérie.

 



  


Les statuts

 

Testimonii sò issi statuti di rinàscite ripetute di a Cunfraterna, in tempi diversi, ma sempre cù quella mossa leghjìttima di a cumunità ch'in pettu forte forte a risentia. 

 

 

Ci-dessous deux générations relativement récentes de statuts (1834 et 1905) qui témoignent au long des siècles du nécessaire renouvellement de l'esprit confraternel. Ces renaissances successives se font au gré des évènements marquants et sous l'impulsion des communautés qui légitiment la démarche. Hier comme aujourd'hui la reconstruction perpétuelle s'élabore avec le consentement populaire : « ... dietro l'unanime consenso del popolo ...»

 

  • Statuts de la Compagnia del Santissimo Crocifisso de Pianellu, datés du 1er janvier 1834.

 

Statuti 1834 - 1 Statuti 1834 - 2 Statuti 1834 - 3 Statuti 1834 - 4 Statuti 1834 - 5

   

 

  •  Statuts de la Venerabile Confraternita del Santissimo Crocifisso de Pianellu, datés du 11 janvier 1905, avec son approbation épiscopale datée du 14 septembre 1905.

Statuti 1905 - 1 Statuti 1905 - 2 Statuti 1905 - 3 Statuti 1905 - 4 Statuti 1905 - 5 Statuti 1905 - 6 Statuti 1905 - 7 Statuti 1905 - 8 Statuti 1905 - 9 Statuti 1905 - 10 Statuti 1905 - 11 Lettre d'approbation épiscopale

 

 

  • Sur la Loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905, et ses conséquences à Pianellu.

 

  Sur la Loi de séparation de 1905 - 1 Sur la Loi de séparation de 1905 - 2 Sur la Loi de séparation de 1905 - 3

 

 

 

 

  

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